Princesse Bari

lecture princesse bari.jpgTitre: Princesse Bari

Auteur: HWANG Sok-yong

Traduit du coréen par Choi Mikkyung et Jean-Noël Juttet

Corée : Changbi Publishing Corp., 2007.
France, Arles : Editions Philippe Picquier, 2013,
251 pages

 

 

 

Petite présentation de l’auteur

Né en 1943 en Mandchourie, où sa famille avait fui l’occupation japonaise, Hwang Sok-yong arrive en Corée en 1945, d’abord au Nord, hwang.jpgpuis au Sud. Il combat les régimes autoritaires qui se succèdent jusqu’à la fin des années 1990, est emprisonné pour ses idées et milite pour la réconciliation des deux Corées. Hwang Sok-yong est l’un des écrivains sud-coréens les plus connus à l’étranger comme dans son pays. Beaucoup de sujets lui tiennent à cœur en particulier les relations avec la Republique populaire démocratique de Corée (RPDC), la situation politique et sociale de son pays et les conditions de vie des travailleurs, coréens ou migrants.

Son roman

Pour son roman, Princesse Bari, il puise dans les sources anciennes du chamanisme coréen en transfigurant une ancienne légende, celle de Bari, la septième fille du roi. La reine, effrayée par la fureur du roi de ne toujours pas avoir de garçon, décide de l’abandonner. La reine, le roi ainsi que leurs sujets vont tomber malades, c’est alors qu’on leur apprend que leur seul espoir de guérir est d’être sauvé par Bari. Sauvée par le seigneur de la Mer ou bien toutes sortes d’animaux pie, grues, tortues, elle parcourra le monde et traversa de nombreuses épreuves avant de trouver l’eau de vie censée sauver sa famille. Il a transposé ce conte dans un monde chaotique aux prises avec des réalités bien d’aujourd’hui telles que la misère, l’exploitation, le terrorisme, le trafic d’êtres humains, l’immigration ou encore les confrontations culturelles et religieuses.

Synopsis

Princesse Bari conte l’histoire d’une jeune fille, frêle et courageuse, qui fuit la Corée du Nord à la fin des années 1990, se réfugie un moment en Chine avant de traverser l’océan à fond de cale d’un cargo et de débarquer dans un Londres clandestin où se côtoient toutes les langues et religions. Tout au long de son périple, elle affronte seule, avec confiance et obstination, de terribles épreuves. A Londres, Bari gagne sa vie comme masseuse, mais elle ne soigne pas seulement les corps, elle console aussi les âmes. Car Bari a hérité de sa grand-mère des dons de voyance qui lui permettent de voyager dans les rêves et de lire les cauchemars dont souffrent les autres.

Bari, une Coréenne de Chine

Mon avis

Ce roman est quasi addictif malgré bon nombre d’évènements tristes car la mort y est très présente, après tout, même le rôle de chamane est de faire le lien entre le monde des vivants et celui des morts. Il est fluide à la lecture tant il y a de rebondissements. A chaque évènement inattendu, l’on veut savoir comment Bari, cette jeune fille volontaire et courageuse, va trouver la force de surmonter ses épreuves et, tout au long de la lecture, on espère qu’elle va enfin connaître le calme…

Personnellement j’ai beaucoup aimé lire ce roman, on s’y plonge avec grand plaisir. 🙂 Il est aussi très intéressant du point de vue culturel, j’ai pu y découvrir un peu plus la Corée du Nord, en tout cas la vie en Corée du Nord dans les années 1990.

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